
Résumé : Une société ne saurait n’avoir que des cadres supérieurs, des dirigeants, des intellectuels, des patrons. Il faut des subalternes, des manœuvres, des exécutants. Pour maximiser le bonheur individuel de tous, les fœtus et les nourrissons sont développés de manière précise permettant de leur donner une capacité intellectuelle plus ou moins développée selon le rôle que la société leur destine. La société est organisée en caste, allant d’Alpha à Epsilon, par ordre de capacité intellectuelle.
Avis : Une récit dystopique mais aussi avec des aspects utopiques, montrant les dérives auxquelles peuvent conduire l’utilitarisme et la recherche du bonheur maximal de tous. La société décrite justifie toutes ces décisions dans un objectif de maximiser le bonheur des citoyens. Contrairement à bien d’autres dystopies, le meilleur des mondes parvient à être plausible, et non causé par les sinistres motivations d’oligarques ou de gouvernements, mais par de louables volontés de maximiser le bonheur.
Référence : HUXLEY, Aldous Leonard. Le Meilleur des mondes. Paris, Plon, 2013 (Feux croisés).